La ventilation

Beaucoup de jeunes patients et de parents semblent ignorer que le nez sert à respirer.

La ventilation doit être exclusivement naso-nasale (TALMANT, FOURNIER) et diaphragmatique y compris la nuit pendant le sommeil.

La ventilation doit être possible sans effort ni crispation des lèvres.

Le nourrisson a une ventilation uniquement naso-nasale, il ne sait pas respirer par la bouche et suffoque en cas de rhinite. La ventilation nasale s'objective lorsque la bouche est fermée, mais un enfant qui joint facilement les lèvres le jour, peut être un respirateur buccal nocturne. D'autre part une bouche ouverte peut être le signe de lèvres incompétentes.

 

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Le contact étroit de l'air inspiré par le nez avec les surfaces muqueuses des fosses nasales et des sinus entraîne :

  • une humidification de l'air inspiré avec assèchement des muqueuses nasales,
  • un réchauffement de l'air inspiré avec refroidissement du sang veineux turbinal ; ce sang veineux a un rôle dans la thermorégulation cérébrale, principalement pendant les phases de sommeil profond lorsque le cerveau est le plus exothermique (TALMANT cité par COURTY).

La position de la langue est liée à la ventilation.

La ventilation nasale est gênée par la langue entre les arcades car sa partie moyenne ferme le carrefour aérien supérieur ; à l'inverse en cas de rhinite, il faut abaisser la langue sur le plancher buccal car la pointe de cette langue en position haute gêne la ventilation buccale.

On peut diagnostiquer la ventilation par deux tests simples :

  • le test de ROSENTHAL,
  • le réflexe narinaire.